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Un jour sur Terre |
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Il n'y a pas besoin d'une grande analyse ou d'un grand discours pour évoquer la puissance d'UN JOUR SUR TERRE, juste se laisser aller à la splendeur des images, des prises de vue, à la puissance de la nature et de ses éléments, juste ouvrir les yeux et voir le monde, voir notre héritage, voir notre Paradis. Un Paradis contrasté que nous mettons chaque jour en péril. A travers plusieurs profil de "survivants" (l'ours polaire, l'éléphant et son petit, la baleine et son baleineau) et quelques rencontres tantôt drôles (les canards et autres oiseaux, les babouins...), tantôt fortes et dangereuses (les lions, le requin blanc, les éléments naturels) mais toujours touchantes, UN JOUR SUR TERRE retentit comme un cri avant tout, puis une leçon de courage, de vie, de la part de ces espèces qui subissent les affres de l'humanité...Toujours surprenant, toujours vibrant, porté par la voix profonde et "universelle" d'Anggun, ce film se vit comme une expérience unique sur grand écran. Les larmes aux yeux, conscients que l'on peut encore faire bouger les choses, notre coeur est ouvert et alerte... UN JOUR SUR TERRE est tout simplement la belle histoire jamais contée au cinéma: celle de la vie. scornbreed
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Iron Man |
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Après quelques foirages monumentaux voici la dernière adaptation Marvel sur grand écran...A croire que finalement tout est bon pour faire du fric au détriment de la réputation d'une firme prestigieuse qui a fait les beaux jours de notre enfance...Et voilà que débarque IRON MAN héros particulier et emblématique des fans de la Marvel. IRON MAN c'est un peu le BATMAN de DC Comics: pas de pouvoir particulier, juste un gars plus intelligent que les autres...quoique. Alors ? Attendu au tournant, le film de Jon Favreau (fan du personnage et réalisateur du sympa ZATHURA) va-t-il redorer l'étoffe des héros ? A la surprise (pratiquement) générale, complètement ! Blockbuster vraiment subversif (HULK d'Ang Lee avait ouvert les hostilités), IRON MAN surprend et séduit par son ton ironique (les armes des terroristes sont forcément américaines), son cynisme (le héros est un vrai connard profondément attachant), son humour décalé (les premiers pas d'Iron Man sont irrésistibles de maladresses), ses personnages complexes (mention à Jeff Bridges et la belle Gwyneth Paltrow), sa bande son dynamique (AC/DC yeah !) et, non des moindres, ses scènes d'action de haute voltige...IRON MAN n'est pas parfait pour autant: parfois trop bavard, parfois léger au niveau du scénario, parfois prévisible, parfois un peu mou, et le conflit USA vs Talibans maintenant surexploité etc...Mais le fait que le film de Favreau ne soit justement pas parfait contribue à son charme certain, par la même, Robert Downey Jr livre une composition formidable et délirante, toute en nuance et folie, en puissance et fragilité, en paradoxes, crédible jusqu'au bout...Cette naissance d'un héros laisse présager le meilleur pour le deuxième inévitable épisode en 2009...Rock'n'roll ! scornbreed
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[Rec] |
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(REC) a créé un gros buzz dans le monde de l'horreur depuis son gros succès critique et public dans les festivals spécialisés du monde entier et le voilà enfin en salles dans l'hexagone. Le petit phénomène hibérique a deux atouts majeurs qui forcent déjà un certain respect: Paco Plaza et (surtout) Jaume Balaguero, un tandem de choc, le premier plus enclin au gore, le second plus viscéral et subtile (quoique, l'agressif A LOUER a changé radicalement la façon d'appréhender son cinéma éthéré). Un duo d'expert de la trouille pour un pitch alléchant, le tout dans un style reportage coup de poing, style qui a fait ses preuves avec BLAIR WITCH et l'énorme CLOVERFIELD. (REC) surfe sur cette vague allégrement et sûrement, prouvant que la trouille opère bien plus efficacement avec un point de vue unique et non-omniscient ne laissant au spectateur aucune avance sur l'action, aucun moyen de prévoir et de se préparer à l'horreur, juste le fait de subir les évènements et de l'immerger sans pitié dans la terreur. La collaboration des deux réalisateurs pouvaient laisser présager une réalisation schizophrène mais finalement leur vision du genre ici ne s'embarasse d'aucun compromis ni de réelle subtilité, si ce n'est la façon virtuose d'appréhender le timing pour un meilleur effet...En gros, (REC) est bourrin, un comble pour Balaguero et une semi-déception pour Plaza au final puisque que, clairement tourné dans l'urgence, le film ne bénéficie aucunement d'un scénario digne de son pitch et se retrouve réduit à sa plus simple expression: un intrigue rabachée pour un tour de montagnes russes...La révélation finale est, à ce titre, particulièrement foireuse...Mais est-ce pour autant que le film soit à blamer ? Quelles étaient réellement nos attentes en entrant dans la salle obscure ? Avoir la peur au ventre, de celle qui déclenche un mal aux viscères, des accélérations cardiaques, des cris de terreur, et fédère toute une salle dans une frénésie communicative...Sur ce point (REC) assure le spectacle et apporte en plus un minimum de subversion (la gamine qui bouffe sa mère, la terrifiante apparition finale (!)), si bien qu'on ressort tout de même de la salle avec une part de Ténèbres en nous. L'effet Balaguero en somme. scornbreed
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