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L'été
à Montréal, c'est d'abord la saison des festivals. Il
y a les évènements monstres, comme le Festival International
de Jazz et le festival Juste pour Rire ; à côté de ces manifestations,
où se réunissent parfois près de trois cent mille personnes,
il y en a d'un peu plus petites, telles que le Festival Nuits
d'Afrique, le festival International de Feux d'Artifice, les
Francofolies de Montréal, le Festival de Théâtre des Amériques,
et tutti quanti. Quant aux cinéphiles, le Festival de Films
du Monde leur offre une bonne rasade de cinéma d'auteur, tandis
que le Festival Fant-Asia... Comment dire...
Fant-Asia
incarne, depuis cinq ans, le rendez-vous annuel des laissés-pour-compte
du nouvel ordre hollywoodien. On y présente tout ce qui ferait
frémir les Cahiers du Cinéma : des films de monstres japonais
(Kaiju Eiga), du kung-fu de Hong-Kong, des mangas, des zombies
italiens, du grand-guignol espagnol et, hosannah !, des films
de catcheurs mexicains (Santo el enmascaredo de plata contre
les momies du Guanajuato).
Mais c'est aussi là que John Carpenter a choisi de présenter
la première de son plus récent film (Vampires, 1998), ou qu'un
T.F. Mous a pu présenter Man Behind the Sun, un semi-documentaire
d'une horrible exactitude sur les camps de concentration japonais,
oeuvre autrement inaccessible en occident. Tout cela sans
compter tous ces courts-métrages qui ne seront jamais, jamais
présentés à la télé...
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