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31/7 : On se lève à 9 heures pour partir vers
le Sénégal et on se prépare à
l'africaine. On part vers midi pour la gare de taxi. On démarre
de Nouakchott à 12h30 sérés à
7 dans un taxi de 5 places. Sur la route, les paysages désertiques
et sablonneux laissent peu à peu place à une
agriculture encore hésitante. Un somptueux mélange
de sable et de verdure. On traverse les 200 Kms qui séparent
le climat désertique et tropical. On arrive vers 15
heures à Rosso, face au fleuve Sénégal,
la frontière naturelle entre les deux pays. En attendant
le bac, on retrouve Céline, Ben et Guillaume. On passe
le fleuve en pirogue après une prise de tête
avec le douanier qu'il fallait corrompre pour pouvoir quitter
le territoire en ayant vendu un véhicule en Mauritanie,
ce qui était le cas pour Patrice et Chantal. De l'autre
coté, on passe à une autre ambiance, avec de
la musique à chaque coin de rue : On est bien au Sénégal.
On chope un taxi à 150frs pour Saint Louis après
une longue négociation. On débarque au Flamenco
pour prendre un pot avec vue sur le magnifique pont Faidherbe.
Je me ballade en ville pour trouver un téléphone
public (il faut dire " un télécentre "
sur place), c'est l'occasion idéale pour me faire arnaquer
de 50 francs par Moussa, l'histoire serait trop longue à
raconter. L'hébergement nous coûtera 35 francs
chacun pour un hôtel à quelques mètres
d'une somptueuse plage de sable fin.
 Pendant
trois jours, on se repose à Saint Louis (une magnifique
ville de style colonial) en attendant le reste du groupe.
Baby, la sur de la propriétaire de l'hôtel
reste des journées entières à discuter
avec nous car on est les seuls clients de l'hôtel (c'est
la basse saison au mois d'Août au Sénégal).
On refait le monde entre marginaux en essayant de comprendre
l'ensemble des problèmes de ce pays. Elle nous fait
visiter St Louis et les environs. Les soirées sénégalaises
et les journées à la plage rythment notre séjour.
Amar, Adriana et Cédric arrivent au bout de deux jours.
Pendant ces trois jours, j'essaie d'avoir un billet d'avion
auprès de l'agence de voyages locale qui n'était
pas pressée de le vendre. Les autres membres du groupe
allaient continuer pour le Mali, la Gambie, le Burkina Faso,
la Guinées et vivre de nombreuses autres aventures.
Le samedi 4 Août au soir, on se décide à
préparer nos sacs (Cédric et moi) pour aller
à l'aéroport et rentrer
le plus vite possible (histoire de profiter aussi du Maroc).
Tout se fait très vite, on prend la décision
samedi à 19h, on dîne à 21h en centre-ville,
on va à un magnifique spectacle de percutions avant
de rentrer faire nos sacs à 1h du matin et dire au
revoir à Baby et les autres. On prends le bus bleu
du Marabout à 4heures du mat pour arriver à
l'aéroport de Dakar vers 9 heures. Par bonheur, je
vois affiché un vol pour Casablanca à 14h et
Cédric a le choix entre 3 vols pour rentrer sur Paris.
Je négocie le billet d'avion de 4000 francs à
2460 francs, j'achète 15 kg de mangues et je me retrouve
trois heures plus tard au Maroc. C'est la fin d'un périple
fascinant et magique à la fois, les musiques africaines
tournent encore dans ma tête et je ne regrette pas cette
folie si enrichissante.
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