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22/7
: Arrivée à 6h30 à Laayoune pour la pause
petit dej, on ne voit circuler que des taxis ou des jeeps
de l'armée et de la police. Le ciel est couvert et
il fait frais après la traversée des 300 premiers
kilomètres de désert. On repart à 8heures
pour Dakhla, les dunes apparaissent et viennent s'échouer
délicatement sur le goudron
(Oh ! J'aurais du
être poète). On fait le plein avec du gasoil
à seulement 2dh72 (soit 1fr80) le litre. Il ne reste
que 212kms mais ça se corse, il n'y a plus qu'une voie
pour circuler dans les 2 sens, le véhicule le plus
léger sort à chaque face à face.
Pause
dej à 13 heures avec que des tajines. Retour des 2
voies de circulation à 165 kms de Dakhla. Dès
l'arrivée, je me rends au camping, point de rendez-vous
des routards. C'est aussi le lieu de départ du convoi
de l'armée qui nous escorte jusqu'en Mauritanie car
on va traverser une zone militaire. Les convois ont lieu tous
les mardis et vendredis. Le gérant du camping ne peut
m'accueillir qu'à partir de 18heures, le temps que
se libère une chambre, ce qui me donne le temps d'aller
déjeuner. Je tombe sur un mauvais restaurant où
l'hygiène laissait à désirer, ce qui
me vaudra une diarrhée le lendemain. De retour au camping
à 18 heures, je rencontre Ben et Guillaume, de vrais
aventuriers. Ils ont acheté une vieille Mercedes 240
à Montpellier pour la revendre à Dakar.
On
a sympathisé et ils veulent bien me prendre avec eux
jusqu'à la fin de mon périple si les Nantais
n'arrivaient pas à temps pour le convoi. Je fais en
même temps connaissance avec 2 autres montpelliérains
(Renaud et Thibault) qui iront jusqu'au Burkina Faso. On passe
une excellente soirée ensemble en racontant tous nos
motivations et cette folie de l'aventure dans des contrées
inconnues. Plus tard débarquent 2 toulousains, Christophe
et Kader rapidement surnommés les " motivés
". On forme à 7 un groupe où l'ambiance
est sympa bien qu'étrange car le silence et l'ambiance
du désert se font ressentir. On rencontre aussi un
chauffeur de bus qui vient de remonter en car un groupe de
chinois perdus en Mauritanie. En effet, dans le sens Nouadhibou-Dakhla,
ces chinois pouvaient seulement remonter dans un véhicule
immatriculé à l'étranger, et ce chauffeur
était alors le seul à pouvoir le faire. Il en
a donc profité pour réclamer 400 dollars par
personne pour seulement 200 Kms, soit une affaire à
30000 francs en une journée : un comportement de profiteur
ignoble à mes yeux sachant qu'on me prenait en stop
gratuitement jusqu'à Dakar.
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