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25/7
: Lever à 8 heures pour repartir mais départ
vers 14 heures comme d'hab. On nous rend les passeports et
10kms plus loin, l'armée nous dit : C'est tout droit.
On entre dans le No Man's land, une zone de 5 Kms n'appartenant
ni au Maroc, ni à la Mauritanie.
 Là,
il ne faut surtout pas quitter la piste très défoncée
car la zone est minée : Une jeep explosée sur
la gauche le prouve. Apres la douane mauritanienne, 2 solutions,
aller à Nouadhibou à droite ou bifurquer à
gauche pour Nouakchott. Pour faire des courses, je décide
de passer sur la jeep des toulousains Kader et Christophe.
Fatou, une mauritanienne qui fait du commerce entre le Maroc
et la Mauritanie monte aussi. A la bifurcation, un 4*4 rouge
avec un vieux et sa femme lui proposent de ne pas payer le
guide et de l'accompagner car il connaît la route jusqu'à
Nouakchott en contournant Nouadhibou. Je décide donc
de descendre et d'attendre les 5 peugeots nantaises où
l'ambiance et plus zen et où je me sens mieux. Mais
Fatou ne l'entends pas de cette oreille et s'énerve
contre les Toulousains qui la lâchent au milieu de nulle
part, elle qui devait aller à Nouadhibou. En effet,
on se retrouve au milieu du désert à attendre
sans une goutte d'eau les dernières voitures : Fatou
en espérant une voiture qui aille à Nouadhibou
et moi espérant qui les Nantais ont bien suivi la même
route. En quelques minutes la température monte, on
a soif et je crains le pire car la première ville est
à 60kms (10 heures de marche) et si je sors de la piste,
je risque de sauter sur une mine. Elle est aussi énervée
contre moi car je suis un français comme les toulousains.
Une seule décision à prendre, rester zen. J'ai
vraiment eu l'impression de vivre la même peur que Tintin
au pays de l'or noir quand il se retrouve avec une gourde
percée au milieu du désert. Tout rentre dans
l'ordre une demi-heure plus tard quand je vois les nantais
arriver, suivis de Smail et sa copine, des parisiens qu'on
a rencontré pendant le convoi. Je monte avec Cédric
pour aller vers Nouakchott et Fatou avec Smail en direction
de Nouadhibou. Ces derniers se retrouvent seuls et espèrent
ne pas s'ensabler sur les 60 derniers kilomètres car
ils sont les derniers du convoi.
Apres quelques heures de pistes on se perd un peu. On trouve
le PK 46
à l'aide du GPS à peine quelques minutes avant
le coucher du soleil pour y passer la nuit. Le PK46, c'est
le point kilométrique 46 de la ligne de chemin de fer
qui relie Nouadhibou à Zouerate. Cette ligne est utilisée
pour transporter le minerai extrait des mines jusqu'au port.
Un lieu très " Roots " : Un gardien habite
ce lieu au milieu de nulle part pour contrôler l'heure
auxquels passe les trains. Ce gardien surnommé le préfet,
nous accueille
et nous prépare du riz et du blé pour le dîner
: Un régal. Cédric termine la soirée
avec l'interview d'un mauritanien francophone qui nous donne
son avis sur le développement de la Mauritanie sur
les années à venir.
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