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26/7 : Le lendemain matin, départ à 7 heures.
On suit tous Amar qui nous guide à l'aide de son GPS.
Le groupe avance doucement car les voitures s'ensablent les
unes après les autres. On a fait à peine une
trentaine de kilomètres et il est déjà
midi. Le soleil tape de plus en plus fort et la température
monte à 50°. Vers 14 heures, j'ai épuisé
toutes mes bouteilles d'eau. A force de pousser les voitures
pour les désensabler sans avoir pris de dej, ni petit-dej
(cause de diarrhée), je me déshydrate, je me
sens très mal, j'ai l'impression que je n'ai plus que
quelques minutes à vivre et je n'imagine plus m'en
sortir. Tout le monde est KO. Vers 15 heures, je n'en peux
plus, je monte dans la voiture de Cédric pour tenter
de survivre quelques minutes de plus. J'entends mon cur
battre de plus en plus fort. On arrive à rouler une
dizaine de minutes sans s'ensabler.
 Soudain,
surgissent au milieu de nulle part, 3 cabanes de ravitaillement.
J'utilise mes dernières forces pour y entrer,
et là, je crois rêver : un frigo, des bouteilles
d'eau alignées et une vingtaine d'étagères
pleines de denrées !!! Pour assouvir ma soif,
je bois une canette, puis une seconde, puis une bouteille
d'eau, puis une seconde : Au total, 4 litres auront été
nécessaires pour me réhydrater et je comprends
que j'étais vraiment entre la vie et la mort. Je mange
plusieurs paquets de madeleines, puis c'est le moment de reprendre
la piste avec pas mal réserve : On ne m'y reprendra
pas à deux reprises.
Enfin, je me sens mieux. Pendant que je faisais le plein d'énergie,
je discute avec une dame qui s'était arrêtée
dans cette cabane, une sénégalaise qui travaille
à l'hôpital de Nouadhibou. Je lui explique que
j'irais sans doute voir un ami sénégalais qui
passe son BTS avec moi en France, Ibrahima N'Doye. Son visage
s'éclaircie et elle m'explique qu'elle connais cette
famille de Dakar car elle était mariée au cousin
du père de mon ami. Elle me donne alors toutes les
coordonnées de sa famille de Dakar et me demande de
les appeler pour qu'ils m'hébergent pendant mon séjour
à Dakar. Etant encore un peu shooté après
ce qui s'était passé l'après midi, j'en
crois a peine mes oreilles. Je prends tout de même conscience
de la magie qui accompagne ce périple et je me sens
entre le rêve et la réalité. On reprend
ensuite la route avec tout le groupe. Le temps se rafraîchit
et on s'arrête pour dormir sur des dunes au milieu de
nulle part. Tout le monde dort dans une voiture sauf moi.
Je suis tellement heureux d'avoir survécu cet après
midi que je pose fièrement mon sac de couchage par
terre pour dormir à la belle étoile. Malédiction,
je suis réveillé au milieu de la nuit car je
sens quelque chose passer sur mes jambes. Un serpent ? Une
bestiole du même type ? Impossible de me ré-endormir
et je transpire pendant 3 heures dans mon sac de couchage
fermé avant d'entendre la voix d'Amar nous réveiller,
un soulagement après le calvaire !!!
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