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27/7 : Cette fois, un gros petit dej : Pain, lait, vache qui
rit (un luxe dans le désert) et une boite de thon.
Départ à 8 heures, le paysage change peu à
peu. 2 crevaisons, 2 heures de réparation, on avance
doucement. On arrive à la cote avec les derniers ensablements.
 Le
chef du poste de Mamghar qui se situe 10 kms plus loin, nous
accueille pour nous indiquer que les formalités se
font au village. Amar semble vouloir éviter ce poste,
histoire de ne pas payer la taxe du banc d'Arguin (la réserve
naturelle qu'on traverse).
Il demande alors le passeport à Amar. C'est l'incident
diplomatique !
Amar s'écrie : " Tu me demande le passeport
alors que je viens tous les deux mois depuis 10 ans !!!! "
Le fonctionnaire s'excuse mais monte dans une voiture
pour nous indiquer le chemin. Là, les prix flambent,
on nous propose un beau poisson à 1000 Ouglyas (25
francs). Au moment de le payer, on nous demande 10000 ouglyas.
Pour le droit de passage, le fonctionnaire nous réclame
1600 ouglyas au lieu de 800 en nous menaçant d'appeler
ses hommes. On ne cède pas alors il fait fuir le vendeur
de poisson, refuse de faire du change, alors qu'on est arrêté
depuis 3 heures dans le hameau pour faire réparer la
voiture de Chantal. Le fonctionnaire veut nous faire peur
en utilisant son petit poste de radio comme Talkie-walkie
(comme si on pouvais confondre les deux) et en faisant sans
cesse des allers-retours en bicyclette. A 22heures, ses hommes
ne sont toujours pas là et on décide de payer
uniquement les 800 ouguiyas légaux.
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