|
 
29/7 : Lever à 6 heures et on retente le coup. Ca passe
a peu près et après quelques difficultés
pour démarrer la 504 (en la poussant), on repart. Au
bout de quelques heures de plage, on arrive à 3 Kms
de Nouakchott.
Pour éviter le poste de police, on coupe 2kms avant
l'entrée de la ville
car on n'a pas l'assurance. Il faut pour cela traverser un
banc de sable de
50 mètres. Avec beaucoup d'élan, ça passe
presque. Malheur !
A 10 mètres du goudron, on s'ensable encore. Impossible
d'en sortir, trois 4×4 se succedent, 10 piroguiers poussent
la 505. A 13H enfin, on sort la 505. Patrice va chercher de
l'aide et me laisse avec Cedric pour garder la 504. On se
repose sur la plage en faisant connaissance avec Amadou, un
guide pour touriste avec qui je tchatche (comme un idiot,
je ne savais pas qu'il voulais nous guider pendant tout notre
séjour). A 15heures, débarquent enfin Patrice,
Amar, Chantal et Adriana. On sort la 504 grâce à
la méthode d'Amar. Amar répare la voiture au
camping puis on quitte la plage vers 17h. On fait un détour
par l'ambassade du Zaïre car le groupe a besoin de sa
dose de bière et les ambassades sont le seul endroit
où l'alcool est toléré. On y suit l'arrivée
du tour de France par satellite. Un drôle de sentiment
m'envahit car en voyant Paris, j'étais bien heureux
d'être loin de la canicule parisienne. Mais autour de
moi, les mauritaniens regardaient la France avec leurs yeux
pétillants d'envie mais comme face à un pays
de rêve inaccessible. Le retour à la civilisation
se fait progressivement après plusieurs jours au milieu
du désert. On regagne enfin " l'auberge des nomades
" pour la douche puis un dîner au restaurant :
une renaissance.
30/7 : Grasse matinée, je découvre les environs
de l'auberge à pieds et le mode de vie particulier
et impressionnant des mauritaniens comme " l'avenue des
intérimaires " qui m'a impressionné. Le
matin, les ouvriers viennent sur le trottoir : l'électricien
tend une ampoule tandis que le plombier tend une clé
à l'aine. Ceux qui ont besoin de main d'uvre
passent en voiture pour les prendre. Un système si
décalé et original par rapport à nos
boites d'intérim où on doit déposer un
CV, LM, photo
Apres une matinée " découverte
", on déjeune dans un restaurant sénégalais.
Je vais ensuite me renseigner auprès de la Royal air
Maroc pour un éventuel vol Nouakchott-Casablanca pour
rentrer après le Sénégal. Ensuite je
me rends à la direction de la surveillance du territoire
pour demander de pouvoir ajouter une entrée sur le
visa et éventuellement revenir après le Sénégal.
La logique africaine demeure : on m'indique qu'il faut tout
simplement aller jusqu'à Dakar pour redemander un autre
visa et le payer 300 francs. J'ai rapidement tout laissé
tombé. Pendant la journée, les voitures se vendent
bien.
|