|  Aujourd'hui,
l'industrie du luxe est certes fragilisée par
le retournement conjoncturel mondial, la chute du tourisme
et la crise boursière qui touchent notamment sa clientèle
occasionnelle. Mais par le passé, guerre du Golfe ou
crise asiatique, elle a déjà résisté
en s'appuyant sur de solides éléments structurels.
Les moteurs de la croissance
L'essor du secteur s'appuie sur la proportion grandissante
des classes à
hauts revenus dans la population, la conquête de nouveaux
marchés
(la Chine..), le développement des voyages (un quart
des articles de luxe sont achetés au cours d'un voyage).
Et puis les biens de luxe européens bénéficiant
de la mondialisation (uniformisation ?) des modes, ne souffrent
guère de la concurrence des autres continents.
La tendance initiée dans les années 1990 -
nouveaux produits pour une clientèle élargie
- se poursuit dans le domaine de la couture comme sur les
autres créneaux du luxe.
Ainsi, à côté de la Haute Couture*, se
développe par exemple la Couture de luxe. Pour séduire
une clientèle aisée mais non milliardaire, l'éventail
des prix s'élargit, le secteur propose des produits
diversifiés, le nouveau concept de " produits
de luxe abordables " fait un tabac.
Le secteur qui s'adresse donc à une clientèle
de plus en plus nombreuse, présente d'importantes perspectives
de croissance pour les prochaines années.
* La Haute Couture, comme la Haute Joaillerie,
a vu sa clientèle se réduire comme peau de chagrin
au fil des cinquante dernières années. De quelque
2000 clientes, elle en compte aujourd'hui environ 200, essentiellement
américaines, arabes, japonaises
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