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Plusieurs facteurs structurels militent en faveur
d'un pronostic optimiste
Le départ à la retraite de la génération
du baby-boom, le niveau très faible des embauches
pendant les années 1990 et le vieillissement
consécutif de la pyramides des âges, la
faible natalité dans les pays développés
et la mise en place des 35 heures
, sont autant
d'éléments qui généreront
à moyen terme une pénurie de cadres et
donc jouent en faveur des jeunes. Un phénomène
déjà vécu en 1999, lors de l'euphorie
provoquée par l'envol des nouvelles technologies.
Il sera particulièrement marqué à
partir de 2004 et entraînera une véritable
pénurie de main-d'oeuvre, laquelle se fait déjà
sentir dans certains secteurs, comme les banques, le
BTP et l'informatique.
Outre ces facteurs démographiques essentiels,
la capacité des jeunes
à la mobilité représente aussi
un atout majeur. .
malgré un contexte macroéconomique
peu porteur.
Bien sûr, la bulle Internet a crevé et
après une expansion trop rapide, l'économie
marque une pause, plus particulièrement dans
les métiers des services - conseil, media
D'où
le ralentissement du recrutement ; la période
est surtout au remplacement des départs, et peu
à la création de nouveaux postes. Cette
morosité ne devrait pas durer. Internet et les
télécoms d'une part, condamnés
à reprendre leur essor, l'industrie d'autre part,
qui devra reconstituer ses stocks de produits finis,
soutiendront à moyen terme la reprise économique.
En attendant, cette conjoncture peu favorable touche
moins les jeunes que leurs aînés, plus
expérimentés. Car les recruteurs apprécient
les profils moins onéreux, quitte à leur
confier de plus larges responsabilités. Le premier
job est parfois proposé dans le cadre d'un CDD.
Il ne faut pas s'en offusquer ni avoir peur d'accepter
un stage de pré-embauche, à l'heure où
les processus d'entrée
et de sortie des
entreprises se raccourcissent.
Quelques chiffres sur l'insertion des jeunes
- Le marché de l'emploi demeure favorable à
l'insertion des jeunes diplômés. Un
jeune sur deux trouve un emploi en moins de trois
mois, et près de 9 sur 10 dans les deux ans après
la fin de leurs études.
La moitié des jeunes diplômés ont
reçu une réponse moins d'une semaine après
avoir fait acte de candidature et plus de 3 sur 4 dans
les 15 jours.
- Les situations restent différenciées
selon les filières d'origine : un an après
la fin des études, le taux d'emploi atteint 78
% en 2001 pour la filière Biologie et 97 % en
filière Informatique.
- Informatique (16%), études/recherche (19%)
et marketing/commercial.(15%) restent les trois domaines
de prédilection des jeunes à la recherche
de leur premier emploi.
Quant aux secteurs qui embauchent les jeunes diplômés,
viennent en tête l'industrie (32%), les autres
services aux entreprises (19%), les services informatique
(14%), la banque-assurance (11%), les autres services
aux particuliers (9%).
- En 2001, les entreprises de moins de 500 salariés
ont embauché
52 % des jeunes diplômés ( et donc... 48%
de ces jeunes l'ont été par des sociétés
de plus de 500 salariés). Pour l'ensemble des
catégories, les évolutions de salaires
sont proches de la moyenne : 5 %
- Les moyens de recherche utilisés ?
Dans l'ordre, les petites annonces (Internet, organismes
pour l'emploi, presse... 32 %), les candidatures spontanées
(26 %), puis les relations (14 %).
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