| Pas seulement puisque Vincent a eu la bonne
idée d’y mélanger les jolies oiselles
de Régis Loisel. Un album qui sent bon le steampunk
goguenard et tragique. Une série qui pourrait bien
réserver de très belles surprises.
XIXe siècle. Quelque part en Europe, une citée
maritime nimbée de brouillard et aux ruelles humides
doit faire face à une invasion de goélands meurtriers.
Un problème de sécurité publique qui
ne concerne qu’assez peu Ombeline, quatorze ans, danseuse
de cabaret, jusqu’au jour où le chef de la police
locale tente d’abuser d’elle, la jetant sur les
routes de la marginalité en compagnie d’une bande
de pirates embarqués sur ballon dirigeable.
Quelque part entre Loisel, Hitchcock et Béatrice Tillier,
voici donc un nouveau venu dans le monde de la BD, sobrement
prénommé Vincent, qui dès son premier
album propose un univers vaguement steampunk d’une beauté
et d’une cohérence à ce point soignées
qu’elles feraient presque oublier que ce Shangaïé
n’est qu’un tome d’installation et que tout
reste à prouver, du moins au niveau du scénario
puisque ce dernier, même s’il s’est bien
ébroué, doit encore prouver qu’il est
capable de prendre son envol. A suivre, donc.
par Damien Perez
Shangaïé, Vincent -
Série Albatros, Glénat, 2006, 48 pages, 12 €
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