Garbage c’est comme
Cake un de mes groupes phares. C’était pourtant
la première fois que je les voyais en concert,
et même que je posais un visage sur la voix de Shirley
Manson. Un peu déconcertée… Au sortir
de là, j’entends les gens dire que c’est
« une bête de scène », qu’elle
nous fascine et captive. Sur le charme de Shirley, il
y a un sentiment partagé d’attraction et
de répulsion. Une gêne suscitée en
même temps que l’impression envoûtement.
J’ai été perturbée par le discours
trop politiquement correct du groupe alors que je les
avais toujours associé à une branche marginale
du rock electro US.
La Shirley nous explique
qu’elle nous trouve « tellement extraordinaire
» et que ce festival est « faaaaaantastic
». Il ne manquait plus que « je vous aime
» et on atteignait les sommets. Mais un bon concert,
trop attendu peut-être. Contrairement aux autres
concerts, celui-ci n’est pas une vitrine de promotion
champêtre du dernier album mais revient sur des
vieux tubes, Stupid Girl, Special, Androginy… Et
c’est surtout le seul groupe qui se permet un rappel,
très apprécié par le public. J’ai
hâte de les revoir dans un cadre moins festif et
plus « entre-nous ».